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11/11/2017

L'âne sans nom

L'âne sans nom qui n'en peut mais de braire

Et serait prêt à tout pour enfin plaire

21:37 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

04/11/2017

SNCF

Les sandwichs dans le train

Ont toujours une odeur

Qui n'appartient qu'à eux.

Ils sentent le renfermé

Et aussi le voyage;

Ils ont goût de poussière

Et souvenir de suie

Et c'est pour tous de même

Depuis les victuailles

Que grand mère envalise

Jusqu'au petit pain blême

Dans son papier conserve.

Petits pains ramollis

Au jambon dispersé

C'est par vous que vraiment

On se sent voyager,

Pains de cérémonie

Que l'on mange sans faim

Uniquement parce que

L'on sandwiche dans le train.

17:04 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

26/10/2017

Une femme ...

J'ai rêvé d'une femme

Dont les yeux auraient été

Brillants comme le soleil

Dans des cheveux bleus comme le ciel

Ou noirs comme le désespoir

Ou blancs comme l'oubli

 

20:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

22/10/2017

Enfin ...

Eh oui dit le poète

C'est bien d'aimer me lire

Mais au fond de mon être

Je voudrais vous séduire

Que me sert de paraître

De rimes et de mots

S'il n'y a d'émotion

Où vous couriez vers moi

Si votre âme est magique

Je serai le gardien

Des heures fantastiques

Où vous vivrez au loin

Des rêves héroïques

Des destins incertains

Enfin, regardez moi,

Qui vous aime plus que moi

Qui peut vous assurer

Sans cesse des émois

Et des désirs troublés

Vous tenir dans ses bras

Et ne plus vous lâcher

Enfin, regardez moi

Il n'y a plus que moi

A être assez fou

Pour vouloir vous aimer

Qui vous aime plus que moi ?

21:41 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

Rêver

 

Sans vouloir me vanter

Si vous ne m'aimez pas

J'ai quelques qualités

Dont la moindre n'est pas

De vouloir vous aimer

Et de suivre vos pas

Au moins par la pensée

Si vous voulez me fuir

Ne pourrez empêcher

Mes yeux de vous sourire

Mon âme de vous rêver

Mon rêve de vous écrire

Ce qui m'attache à vous

Oui, vous qui me fuyez

Fait qu'en dépit de tout

Je ne peux oublier

Ces jours où près de vous

J'ai eu l'heur de rêver

Vivant, mon souvenir

Vous avoir regardée

Mon trouble et mon désir

Vous avoir admirée

Et de trop vous le dire

Vous avoir effrayée

16:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

21/10/2017

Quelques vers plus loin ...

Un jour, en me levant,
J'eu le sentiment de l'inutilité de la vie ;
Mais c'était trop tard,
J'avais déjà vécu ...

                                   ---------------------------------

 

L'infinie tristesse nous brise et nous laisse sans voix

Le Souffle, cette brise jadis nous habita
Fermez les écoutilles que l'eau ne rentre pas

                                       ----------------------------

 

L'expérience est mère de toutes les pensées
Et disait l'autre "Je pense avec mes pieds"
Sans eux je ne serais pas sur terre, vous vous en étonnez ?

                          ------------------------------

Et ce jour là je décidai
De retirer tous mes habits
Et de marcher nu comme un ver

10:26 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

J'appelais

J'appelais du fond d'une tombe

Le réveil avait été glacé

Les bras serrés le long du corps

Je ne pouvais pas bouger

Et j'appelais, j'appelais, j'appelais ...

10:25 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2017

J'avançais

J'avancais dans la nuit

Guidé par une étoile

Redoutant les nuages

Qui me cachaient le ciel

15:41 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

Poèmes ...

Poème de l'espérance

Poème du désespoir

De vous ma dépendance

Me montre le miroir

15:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

Le dos tourné

Le dos tourné il s'éloignait

Inconscient du regard

Brouillé qui le suivait

15:37 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2017

Quelques vers moulus de manière plus ou moins fine

Elle s'appelait Rivière de perles
Et son sourire était étincelant
J'ai refermé mes yeux sur elle
Et j'ai souri comme un enfant

     ----------

Il parlait aux tribus du désert
Le silence écoutait ses paroles
Et le vent les portait à la mer

      -------

11:03 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

Holà, de l'ordre !

Holà, de l'ordre !

Qui était là d'abord ?

Mettez vous bien en rangs !

Les uns derrière les autres,

Comme de bons apôtres !

Toi, toi, puis toi !

Qui était derrière toi ?

Qui était devant toi ?

Comment, tu ne sais pas ?

 

Les idées, les pensées,

Les nuages d'orage

Les sourires d'enfants sages

Les pulsions impérieuses

Et les envies furieuses

Mettez vous tous en rangs !

Vous passerez par là

Et non pas à côté,

Le passage est étroit !

 

Comment tu ne sais pas ?

Qui était derrière toi ?

Qui était devant toi ?

Le passage est étroit

Par le mince filet

De l'encre sur le papier,

Il n'y a pas d'aventure

Pour être en écriture

Il faut être ordonné !

 

 

Voila ma belle,

Pour avoir demandé à me lire

Vous ne pourrez empêcher

Des pitreries littéraires

Qui n'auront d'autre but

Que de vouloir vous plaire ...

Vous en prenez le risque ?

Hélas, je sais écrire

Et le risque est bien grand

Que je veuille vous séduire ...

03:40 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

16/10/2009

Dans tes yeux

Oui, je suis tombé dans tes yeux

Dans cette mer profonde et bleue

Et j'y nage, j'y nage longtemps

Sans savoir où m'emmène le courant.

13:30 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poèmes, poésies

22/12/2007

Qui peut répondre ?

Afin de combler une lacune, qui peut me dire qui a écrit ce poème que j'ai entendu une fois à la radio mais sans avoir saisi le nom de l'auteur :

 

  "Je voudrais être avec vous
 Comme les deux pieds de Jésus,
 L'un dessous, l'autre dessus,
 Entre les deux un petit clou."

 

Merci ! 

10/12/2007

Fable : Le lapin et la mouche

Le lapin et la mouche


Un lapin qui courrait s'enfuyait dans la lande,
Une mouche qui volait lui fit cette demande :
Hé monsieur du Lapin, où cours tu donc si vite ?
Vois, là, dit le lapin, un aigle me regarde,
S'il vient à m'attrapper j'en serai welsh-rabbit
J'aime autant m'échapper et qu'enfin Dieu me garde !

Eh, comment, dit la mouche, tu as donc peur d'un aigle ?
Chaque jour insouciante je fais voler mes ailes
Et je me fiche bien des rapaces qui regardent
Ils doivent bien voir de loin que je suis sur mes gardes
Et que j'ai dans mon sac des tours et des ficelles
Qui comme des talismans me protègent des aigles.

Vraiment dit le lapin, un être aussi petit
Peut être par les dieux bien armé de magie ?
Mouche ma soeur donne moi quelques tours
Qu'aussi je puisse défier les faucons et autours
Grace à la science qu'en toi tu certifies,
Et regagner ce soir le lieux de mes orgies.

La mouche qui plastronnait se gonfla les poumons
Et finit illico dans le bec d'un pinson.
Comme quoi, dit le poète, il ne suffit donc pas
D'être trop méprisé des princes de la Terre
Pour se croire à l'abri de la faim ordinaire,
Et ne jamais courrir le risque d'un trépas.

Encore des plus petits et des moins redoutables
Il faut se protéger quand on se met à table
si l'on veut éviter pour se voir admirer,
D'être comme l'invité qui paye le repas.

29/11/2007

Dors

Dors,

Dors, tu ne verras plus les étoiles de l'univers,
Dors, tu ne verras plus le vent invisible qui fait bouger les feuilles,
Dors, tu ne verras plus les rêves inaccomplis,
Dors, tu ne verras plus ce que tu n'osais regarder
Dors, tu ne verras plus ceux qui te regardent encore
Dors, tu ne verras plus la misère affamée
Dors, tu ne verras plus la souffrance incomprise
Dors, tu disparaîtra à toi-même

10/10/2007

Monsieur Hulot

L'escogriphe aux feux de plancher

Marche d'un pas qu'a dansé 

11/05/2007

Si je croyais en Dieu...

Si je croyais en Dieu et si je l'aimais comme il m'arrive de vous aimer, vous diriez que je suis un saint.
Si je croyais en Dieu et si je le haïssais, comme il m'arrive de vouloir vous haïr quand je doute de vous, vous diriez que je suis un blasphème.
Si je croyais en Dieu et si je l'oubliais, comme il m'arrive de vouloir vous oublier quand je me sens perdu, vous diriez que j'ai besoin que son doigt se pose sur moi.

29/04/2007

Ici il y a de l'orage

Ici il y a de l'orage

Le ciel résonne,

Le vent tourne les pages

Et caresse ma peau.

Je crois que je serai trempé

Quand tout à l'heure je vais rentrer à pieds.

Mais ça ne fait rien

Je me faufilerai

Entre les gouttes

Et s'il me mouille un peu

Je penserai à toi

Qui m'attendra avec un linge sec

Et me caressera

Comme un enfant mouillé.

08/02/2007

Adore, adora

Je voudrais votre main
Et ne plus la lâcher
Peut-être que demain
J'oserai vous toucher ?

06/02/2007

Si...


Si tu étais l'oiseau volant vers le soleil
Alors je serais l'arbre qui tend ses branches au ciel
Que tu viennes t'y poser

Si tu étais le vent qui emporte les ailes
Je serais cerf-volant au bout d'une ficelle
Que tu viennes m'emmener

Si tu étais la barque qui cherche son destin
Moi je serais la mer, les ports et les marins
Que tu viennes y voguer

Si tu étais la foule immense et colorée
Moi je serais la terre où l'on pose les pieds
Que tu viennes y marcher

Si tu étais l'étoile perdue au fond des cieux
Du cher vieux Gallilée j'emprunterais les yeux
Que j'aille t'y chercher

Comme un sourire..

Comme un sourire qui passe
Au matin de mes rêves
J'ai sur moi qui m'embrasse
Le parfum de tes lèvres

Ah ! Si...

Ah ! Si j'avais osé
Vous prendre dans mes bras,
Sur vos lèvres poser
Un baiser un peu gras,
Vous serrer contre moi
Et ne pas vous lâcher,
Frémir à vos émois
Sans crainte de vous fâcher...

12/01/2007

Depuis que j'ai...

Depuis que j'ai...


Vous qui aimez la poésie
Le charme de ses mots qui chantent
l'amour, le désir et la vie
Je vous dirai ce qui me hante
Depuis que j'ai...

Pas un instant sans que j'y pense
Mon esprit entier s'y est mis
A fredonner cette romance
Mon cœur aussi a été pris                                                                                                                             Depuis que j'ai...

Je suis tombé dedans tout cru
Le premier instant m'a saisi
Jamais un désir aussi dru
N'était apparu dans ma vie
Depuis que j'ai...

Je sens que je suis possédé
Mes sens ne m'appartiennent plus
Même ma raison a cédé
Mes sentiments n'en parlons plus
Depuis que j'ai...

Soudain je croyais tout gagné
Le lendemain j'avais perdu
Un jour mon amour était né
En quelques heures c'était foutu
Depuis que j'ai...

Dès la première fois j'avais su
Que mes bras attendaient son corps
Son regard aussi m'avait plu
Et son sourire, ses cheveux d'or
Depuis que j'ai...

Mais très vite elle s'est éloignée
Et sa silhouette a disparu
Quand son regard s'est détourné
J'ai su que je n'existais plus
Et je n'ai plus.

J'ai rêvé...

J'ai rêvé...



J'ai rêvé d'amour fou
J'ai rêvé d'amour tendre
Sans vous je deviens fou
Je ne peux plus attendre
Il me manque ce vous
Dans mes mains qui se tendent
En vous je vous l'avoue
Je voudrais me détendre

Et pour vous dire tout
Sans vouloir me défendre
Oui je suis fou de vous
De vos yeux en amande
Je serais prêt à tout
Vous voir enfin vous rendre
A mes baisers jaloux
Mes caresses en offrande

Si je vous disais tout
Vous sauriez ma demande
Mes pensées et mon goût
Pour votre peau si tendre
Si je vous disais tout
Vous sauriez que je ...                                                                                                                                    Pour vous.

10/01/2007

Baisers mouillés...

Baisers mouillés
Baisers salés
Sable porté par le vent
Qui vient crisser entre les dents
Ventre plat de la plage
Où deux rochers pointus surnagent
Le temps s'écoule entre les doigts
Comme les vacances qui poudroient
Quand reviendra le bel été
Et le vent chaud et ses baisers
La mer qui monte entre nos jambes
Pleines de frissons la peau qui tremble
Baisers mouillés
Baisers salés
Quelques photos j'ai emporté...

04/01/2007

Dans tes yeux

Quand dans tes yeux le désir monte
Que tu dégrafes  mon pantalon
Et que tu regardes sans honte
Mon appendice le plus long

J'apprends que j'ignorais la vie,
les secrets profonds de ton âme,
C'est quand le désir t'envahi
Que je vois ta beauté de femme.

Et si je suis toujours surpris
Par la franchise de tes gestes
C'est que je n'avais pas appris
Que l'amour peut être aussi leste

Mais je t'en prie, continue
Montre moi encore le chemin
De ce désir qui nous met nus
Et qui nous guide par la main

28/12/2006

Des nouvelles d'Isabelle...


Des nouvelles d'Isabelle





Passionnés depuis que j'ai parlé d'Isabelle
Les poissons de la mer ont voulu des nouvelles

La lune et les étoiles, mon ami le soleil,
Les nuages dans le ciel aussi tendaient l'oreille

Les oiseaux et les fleurs qui m'offraient des poèmes
M'ont dit redonne nous encore une rime en aime

Tout le long de la route les arbres des forêts
Les vaches à l'étable, les lièvres en arrêt

Les églises des villages, leurs cloches qui sonnaient
Les écoles d'enfants sages, celles d'enfants qui riaient

Tous ceux qui me disaient: Elle est douce elle est belle,
Surtout ne l'oublie pas, va chercher des nouvelles

Ne savent pas combien je suis désespéré
Depuis que je n'ai.... plus le droit de l'aimer.

27/12/2006

Cyrano

Quand le sable mouillé par les vagues qui montent
Nous glisse sous les pieds et emporte nos pas
Je te serre contre moi et je te dis les contes
De ces pays radieux que tu ne connais pas

Le vent dans les cheveux, les yeux presque fermés
Tu écoutes en souriant ces histoires ordinaires
De garçons et de filles qui se sont aimés
Dans des îles inconnues bien au delà des mers

Ma main tenant ta main je t'entraîne avec moi
Vers ce pays heureux où je n'aurai que toi.
A genoux à tes pieds et te baisant les mains

Mes rêves enfin prennent vie et un jour très prochain
Roxane qui attend l'amour depuis longtemps
Verra en Cyrano l'ami le plus constant

14/12/2006

Wow wow wow

Wow wow wow, Carmencita
Wow wow wow, Carmencita
Je t'attends, tu n'es pas là
Est-ce que tu penses à moi ?

Wow wow wow, Carmencita
Wow wow wow, Carmencita
Je t'ai peut-être fait peur
En brûlant d'une telle ardeur ?

Wow wow wow, Carmencita
Wow wow wow, Carmencita
Je n'ai plus qu'un écran plat
Qui puisse me parler de toi

Wow wow wow, Carmencita
Wow wow wow, Carmencita
Quand est-ce que tu reviendras
Pour te blottir dans mes bras ?

Wow wow wow, Carmencita
Wow wow wow, Carmencita
J'ai envie avec des fleurs
De caresser ton bonheur

Wow wow wow, Carmencita
Wow wow wow, Carmencita
Wow wow wow, Carmencita
Wow wow wow, Carmencita

13/12/2006

L'âne (2)

L'âne à Tommy



L'âne à Tommy
Dépecé, écorché,
Aux viscères qui pendent
Encarminées de sang.
Petits caillots graisseux,
Petites grappes blanches et obscènes
Entre les muscles fins.
Nudité de la chair
Qu'aucune peau ne recouvre,
Violence de la viande
Vivante et debout,
Coeur qui palpite encore
Dressé sur ses sabots,
Bête qui brait
De souffrance affolée,
Suppliante douleur
Des images sanguines
Aux tableaux des écoles
Et des classes enfantines.
Âne qui ne dit mot
N'est âne qu'on écoute

L'âne

L'âne
Amorphe
Ose
L'anamorphose
Ravi
Au lit
Epaté !

27/11/2006

Game...

Quand je fis sa rencontre j'étais polygame

Je lui proposai donc de me faire monogame

"Non", me dit-elle, nous ne jouons pas dans la même gamme.

"Qu'à cela ne tienne, lui dis-je, je serai exogame !

"Trop tard, dit-elle, car je suis game over.

26/11/2006

Humer...

Humer un souvenir,

Rappeler une odeur

Faire  renaître un désir,

Un instant de bonheur.

23/11/2006

Attends...

La belle a dit attends, je reviendrai un jour.
Je lui ai dit vas-y, je t'aimerai toujours,
Et je suis resté là regardant l'horizon
Je humais mes deux doigts qui fleuraient le gazon.

17:45 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1)

L'ami Pierrot...

Elle avait un peu froid, mais ses formes étaient généreuses.

Son corps était rond, sa peau était laiteuse,

Et toute la nuit a dit l'ami Pierrot,

J'ai baisé la lune. 

21/11/2006

Néféroé, reine d'Egypte

Du Nil j'ai  bien connu les deux rives sableuses
Celle d'orient, plus tenue, qui s'attache à l'Asie
Et l'autre, toute nue, qui court à l'Atlantide.
 
Et ces flots continus, cette masse boueuse,
Qui au désert immense vient apporter la vie
N'ont jamais sur mon front fait naître une ride,
 
Car dans ce ciel profond, les étoiles nombreuses
Qui haussent l'horizon  et font que les yeux brillent
En moi ont éveillé un appétit avide.
 
Et chère Néféroé, l'histoire voluptueuse
De ce fleuve qui d'Afrique apporte la magie
Me promet, avec vous, d'aller aux pyramides.

18/10/2006

Comme le vent....

Comme le vent pense aux feuilles des arbres,
Et comme, vague après vague,
La mer pense à la plage,
Je pense à toi.

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14/09/2006

Adieu...

Murs clos
Murmures
Broussailles épineuses
Qui protègent et enferment
Fantasme d'un au-dehors
Où on ne serait pas vu
Ni interpellé
Adieu les autres
Je reste dedans

17:10 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

07/09/2006

Bananes - 2

Bananes - 2


Les bananes se désabilllent
En excitant la gourmandille
Elles ôtent leur robe jaune et tigrée
Et offrent leur chair tendre et sucrée.
Mais malheur à la bouche lipue
Qui de ce fruit se voit repue
Elles ne sont que vaines promesses
Et le soleil qui les caresse
Et leur donne si belles couleurs
N'est qu'un vilain menteur...
Car il faut bien que je le dise
Ce n'est pas dans les strip-teases
Que l'on va faire son marché
Quand on désire s'amouracher !

16:45 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

12/07/2006

Mourrir

Mourrir



Chaque jour mourrir un peu,
Lentement s'approcher
Du jour où bien trop vieux
La vie veut nous quitter

Voir s'enfuir un à un
Les plaisirs, les espoirs
Les rires du quotidien
Et entrer dans le noir

N'avoir que les regrets
Des gestes et des sourires
Oubliés ou jetés
Regrets et souvenirs

S'accrocher et se battre
Endurer les leçons
Et essuyer les plâtres
Puis se dire : A quoi bon...

16:15 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1)

10/07/2006

Petite Fée

Petit lutin caché sous les feuilles d'érable

Plume au vent, habit vert qui jamais ne se fane

Petite fée Clochette lumineuse et diaphane

Prends bien garde à l'enfant qui t'invite à sa table

 

Te lutiner dis tu ? Mais comment pourrait il ?

Ses jeux aventureux, ses regards caressants

N'ont qu'une volonté, un désir innocent,

Poser ses yeux sur toi, jouir de ton doux babil

 

Il est comme un insecte qui vole de fleur en fleur

A toi de l'attraper si tu veux le garder

Ou ferme ta corolle si tu veux l'éviter

 

Il viendra butiner ton nectar sans pudeur

Petite fée Clochette qui lui chauffe le sang

Cet insecte, ce faune, a pour nom Peter Pan

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01/07/2006

A Point

Comme un oiseau cuit cuit

Qui vole à tire d'aile

Et tombe tout roti

Au fond de la Gamelle

 

Je m'offre en festin

Aux lèvres parfumées

Dont l'ultime destin

Est de me déguster

 

Une viande cuite à point

A cessé de saigner

Et ce très simple soin

N'est pas à dédaigner

 

Manger, être mangé

Il faut combler sa faim

Un bonheur partagé

Donne à chacun sa fin

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26/04/2006

Beauté

Dorian Gray possède un tableau : c'est un portrait de lui même qui a la particularité de vieillir à sa place. C'est pour le jeune homme un gage quasi certain d'immortalité. Mais nous connaissons de beaux vieillards ; certaines personnes se bonifient avec l'âge et on est admiratif devant la sagesse et la bonté qu'on peut lire sur certains visages agés. Ce n'est pas le cas du portrait de Dorian Gray : au fur et à mesure qu'il vieillit il s'enlaidit aussi de toutes les turpitudes dont est prodigue le jeune impuni. Et à la fin de l'oeuvre, ce qui tue Dorian Gray, c'est surtout la vision de la laideur accumulée, de la laideur chargée de haine et de méchanceté. En un autre langage on dirait "c'est le retour du refoulé".

Et toi...

Quand tes fesses pendront
Et tes seins tomberont
La beauté de ton corps
Ne sera qu'un remord.
On verra que ton âme
Est comme la chair infâme
De ces boeufs accrochés
A ces crocs de boucher.

Quand la beauté du diable
Est celle de la jeunesse,
Un mal irrémédiable
Envahi la vieillesse.
Lors, l'âme est corrompue,
Noire et bouffie de haine
Et pour s'être vendue
Elle en est moins sereine.

Et j'ai pitié de toi
Qui vieilliras un jour
Qui connaitra la loi
Des propos sans amour
Les sourires de dédain
Le mépris, les regards
Des plus jeunes putains
Qui riront de ton fard

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16/08/2005

Thérèse

Thérèse...




Depuis le temps qu'elle nous parlait
De ses régimes, de ses bourrelets,
De ses cent kilos superflus
C'est vrai qu'on n'y croyait plus !

La cellulite qui tend la soie,
La graisse qui roule sous les doigts,
Une silhouette de fille obèse
C'est ainsi qu'on voyait Thérèse !

Oui, mais depuis tout a changé,
Dans sa vie l'amour s'est glissé
Le petit ange Cupidon
A fait voler ses édredons !

Elle a perdu son air revêche
Car elle vit d'amour et d'eau fraîche
Et quand on parle de Thérèse
C'est celle qui rit quand on la pèse !

16:45 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

06/07/2005

J'avais pissé dehors

J'avais pissé dehors





M'sieur l'juge,
Trois gouttes de pipi d'ange...
J'ai pissé à travers la grille
J'ai arrosé les orties
Qui donc que ça dérange ?
C'est pas d'ma faute
J'aime la nature,
L'odeur des chiottes
C'est une torture...
C'est pas pour être bravache
M'sieur l'juge,
Soyez pas vache !

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07/06/2005

Hommage à Lewis Caroll, 2

Trois mille Pékins



Trois mille pékins couraient couraient.....
Le pianiste s'essoufflait
Ses doigts crispés se durcissaient
Sur son instrument qui vibrait.
Ah! Quelle belle valse Madame
Nous avons couru là!
Cette immense fête dans les bois
Vos baisers qui me dévoraient
J'ai souvenir de cet été,
De la folle course que j'ai mené,
De nos cheveux qui s'emballaient
Et du vent qui soufflait, soufflait.

Les trois mille pékins qui couraient
Ont disparu au fond du bois
Le pianiste s'est écroulé
Ses mains ouvertes ont sommeillé
Et votre rire s'est soudain tu...
Les bois sont devenus forêt
Où je m'étais perdu.

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01/06/2005

Le train de Poitiers

Le train de Poitiers



Attention ! Attention !
Reculez vous du quai !
Le train de Poitiers entre en gare !
Attention ! Attention !
Quelques minutes d'arrêt
Attention au départ !

Quelques minutes d'arrêt
C'est bien plus qu'il n'en faut
Pour descendre d'un train
Dans une robe d'été
Et cueillir un bouquet
Qui attend sur le quai

Attention ! Attention !
Reculez vous du quai !
Le train de Poitiers repart !
Attention ! Attention !
Mais il n'est pas complet
Car une robe d'été
Est restée sur le quai
Captive d'un regard !

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24/05/2005

A la santé des imbéciles heureux !

Je bois à la santé
Des imbéciles heureux
Qui vident les verres cul-sec                                                                                                                                A la fin des mariages                                                                                                                                       Qui hurlent en sautant                                                                                                                                       Le nom d'un club de foot                                                                                                                                     Et qui sont enthousiastes                                                                                                                                      Sans poser de questions.

                                                                                                                                                                      Je bois à la santé                                                                                                                                              Des imbéciles heureux                                                                                                                                     Qui aiment en surface
Mais sont toujours contents
Qui ne comprennent rien
Mais ne demandent rien
Se contentent de peu
Et y prennent plaisir.

Je bois à la santé
Des imbéciles heureux
Qui font rire les filles
D'un humour un peu gras
Dans un vie sans fièvre
Aux rêves un peu las
Mais leur font oublier
Qu'un prince ne viendra pas

Je bois à la santé
Des imbéciles heureux
Qui ne le savent pas
Et qui trinquent avec moi
Et avec n'importe qui
A envie de trinquer
De boire à leur santé
Sans trop les questionner

18:40 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

Flottant dans le ouaib...

J'emballerai mon coeur
D'une douce soie de Chine
Ou dans un lin d'Egypte
Frais et léger comme le printemps.
J'emballerai mon âme
De feuilles de papyrus
De roseau et lotus
Et nu comme un ver,
Mes baluchons à la main,
Je dériverai dans le cyber-espace
Jusqu'à ce qu'une étoile brillante
M'attire dans son orbite.

17:45 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2005

Tous les tangos

Tous les tangos...

Tous les tangos du monde
Ne peuvent pas tanguer
Aussi fort que la ronde
Qui nous fait valdinguer

Quand dans mes bras tu tombes
De trop tourbillonner
Je suis comme une bombe
Qu'on ne peut bâillonner

Mais si quand coule l'onde
Tu ne sait pas nager
Tout au fond de la bonde
J'irai te repêcher

Si quand la foule abonde
Tu viens à t'égarer
Telle une Joconde
On ne peut te cacher

Et si les mots qui frondent
Me viennent à manquer
Aux trésors de Golconde
Irait en rechercher


Trouver des rimes en onde
Ce n'est pas bien sorcier
Tant les brunes et les blondes
Savent nous faire rêver.

14:30 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

17/05/2005

Sur le quai

Sur le quai



Vivre des heures d'attente sur le quai d'une gare
A voir les trains filer, ralentir, s'arrêter
Et ne même plus savoir si l'on vient ou l'on part
S'il s'agit d'en descendre ou plutôt d'y monter.

La fable est impossible, cela n'existe pas
Car le quai d'une gare on ne fait qu'y passer
Pourtant il était là, qui mesurait ses pas
Et regardait au sol les ombres s'inverser.

Du matin jusqu'au soir il allait et venait
Toisant les voyageurs surchargés de bagages
Cherchant des yeux celui qui passait la monnaie
A qui il conviendrait de souhaiter bon voyage.

Il était sur le quai, dressé comme balise
Et offrant son sourire, sa main aux voyageurs
Qu'il guettait harassés, fatigués de valises
Il faisait scintiller sa médaille de porteur.

17:25 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

19/04/2005

L'amie absente

L'amie absente



Et tant de jours encore
Surmonter la distance
En un constant effort
Oublier ton absence
Devoir priver mes lèvres
Du parfum de ta bouche
Et oublier la fièvre
Qui brûle quand je te touche

15:10 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

15/04/2005

Elise...

Que je lise
Elise
Dans votre coeur
Moqueur
Une pensée
Tournée
Vers mes désirs...
Soupirs !

11:25 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

Retiens mon coeur

Retiens mon cœur les sanglots qui te percent
Oublie la lame aiguë qui te traverse
Tu n'auras plus sa peau pour tes caresses
Ni tes deux mains à poser sur ses fesses.

Elle est partie sans un regard pour toi
Et ne viendra plus jamais sous ton toit
Tu aurais du être un peu plus matois
Et lui cacher ton amour qui festoie.

Mais c'est ainsi, à aimer aussi fort
Sans le savoir on joue avec sa mort
Gavées, repues, elles nous quittent sans remords
Et ne nous laissent que l'ombre de leur corps.

Pour les garder il faut les affamer
Et de l'amour presque ne rien donner
Ou bien si peu qu'elles se croient condamnées
A tout donner pour pouvoir être aimées

09:55 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2005

Le jeu de l'amour

Au Beau Jeu de l'amour il n'y a pas de perdant
Car tout le monde y gagne quand on aime vraiment
Mais aux jeux de l'amour il n'y a pas de gagnants
Car tout le monde y perd quand on y fait semblant

17:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

17/02/2005

Moleskine

Moleskine:




Assis devant un verre
La tête qui s'incline
Les vieilles gens solitaires
Siègent sur la moleskine

Ils viennent là tous les soirs
Meubler leur solitude
Et oublient même de boire
Tant c'est une habitude

Leurs regards sont fanés
Et s'ils se causent de loin
C'est leur sourire usé
Qui les isole le moins

Leurs yeux sont des miroirs
Assis au milieu d'eux
J'ai eu peur de me voir
De me sentir comme eux

J'ai craint de venir là
Meubler mon désespoir
De me sentir trop las
Pour seulement oser boire

J'ai eu peur de mourir
Tout en étant vivant
J'ai eu envie de fuir
Je crois qu'il était temps

18:45 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

02/02/2005

Bananes

Bananes


Ah! comme j'aime les bananes!
Ce sont des fruits vraiment charmants,
Elles s'épluchent d'un oeil expert
Dans des bastringues pas toujours clairs
Jetant des refus délicats
A qui les regarde du doigt...
Ah! comme j'aime les bananes
Et leurs invisibles vêtements!

15:20 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

28/01/2005

L'orphelin

L'orphelin




Je n'ai pas de chance d'être orphelin,
J'aurais préféré être fils de putain
Car quand les camarades me chantent :
« Il a pas d' papa, il a pas d' papa ! »
Je pourrais répondre :
« Si, au contraire, j'en ai des tas ! »

14:50 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2005

Quête

Quête




Avez vous du tabac ?
Avez vous du tabac
Pour faire fumer mes chevaux,
Mes chevreaux,
Mes agneaux
Et mes autos ?
Non, vous n'en avez pas...

Et avez vous du vin
Pour faire boire mes serins
Et mon chien Rintintin ?
Non, vous n'en avez point...

Avez vous du caviar
Pour faire manger tous mes renards
Et décorer mes nénuphar ?
Ah ! Je suis venu trop tard...

Et avez vous du temps
Madame,
Pour compter les cheveux
De tous vos amoureux ?
Vous n'avez point d'amant ?

Mais où passez vous votre temps,
Et où mettez vous votre argent ?

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10/12/2004

Catacombe

Catacombe:


J'ai découvert Paris
Depuis la nuit dernière.
Non Paris sans mystère
Qu'on connaît par ses rues
Mais celui sous la terre
Qui nous est inconnu.
Nous étions descendus
A Porte de Denfert
Par une sorte de puits
Qui menait vers l'enfer.
Il était pénétré
D'un escalier profond
Qui s'enfonçait en lui
Comme un colimaçon.
Nous avions débouché
Dans une galerie étroite
Nous dûmes courber la tête
Pour pouvoir avancer.
Le sol était couvert
D'une couche de glaise blanche
Qui avait pour tendance
De glisser sous le pied.
Nous marchâmes des heures
Mais sans aller nulle part
En croisant quantité
De ruelles et couloirs,
Répliques de la surface,
Couvrant plusieurs étages
Kilomètres de rues
Ne débouchant sur rien
Sinon de temps en temps
Le souvenir muré
D'une ancienne carrière
Ou un puits d'ossements
Éclatant d'abondance.
Me vint le souvenir
D'un livre de mon enfance
Où d'étranges « sous-terreux »
Pour voler le bétail
L'attrapaient par les pieds
Et l'attiraient sous terre.
Je les imaginais
Qui vivaient dans la pierre
Doués nécessairement
D'une autre dimension
Et je nous comparais
Nous qui pour avancer
En ce dense univers
Devions être des taupes
Esclaves de galeries,
Spaghettis de néant,
Qui ne nous permettaient
Pas d'être dans la pierre
Mais seulement d'y passer,
D'avancer au travers.
Et je me vis marcher
Dans Paris en surface
Aux immeubles fermés,
A leurs visages de glace
Qui m'offraient leur grisaille
Leur mort et leurs murailles.
Me vint le souvenir
D'étranges promenades
Où sur les grands boulevards
J'avançais propulsé
Par d'horribles terreurs.
Par peur de m'arrêter,
D'être dévisagé,
Je marchais pour marcher
Sans y prendre plaisir,
avec l'envie de fuir,
Comme un zombie des villes
Dont la vie, dont le monde
Sous un visage civil
Cache une catacombe.

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07/12/2004

Mille soleils...

Mille soleils brûlants illuminent ton corps
Et la lune sensible vient s'y chauffer encore
Quand le matin timide pointe sur l'horizon
Et murmure mon poème en guise d'oraison

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02/12/2004

Tard...

Tard...




Tard dans la nuit j'ai vu voler un oiseau blanc
Ses ailes qui battaient en un grand souffle lent
Sont allées caresser tes cheveux doucement.

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30/11/2004

Les petits bateaux

Les petits bateaux


Quand les petits bateaux qui passent
Au fond de la mer se prélassent
Ce ne sont plus que des épaves
Et leurs matelots des cadavres.
Non ce n'est pas sous cette amure
Qu'ils ont la plus belle des allures ;
C'est qu'ils ne sont pas faits pour ça
Ces petits bateaux là !

Quand les petits avions qui volent
Du haut de l'air tombent au sol
Ce ne sont plus que des épaves
Et leurs passagers des cadavres.
C'est une solution radicale
Que celle du vol vertical
Mais sont ils donc bien faits pour ça
Ces petits avions là ?

Quand les petits hommes qui travaillent
Devant la télévision baillent
Ce ne sont plus que des épaves
Et leurs jolis yeux des cadavres.
C'est sûr qu'ils n'ont pas la faconde
D'un anarchiste épris de fronde ;
Ne sont ils donc pas faits pour ça
Ces petits hommes là ?

Quand les enfants qui ont grandi
Oublient leurs jeux pour des soucis
N'ont de leurs rêves que les épaves
De leurs désirs que les cadavres
Ils voient se défiler la vie
Sans un regret ni une envie
Mais sont-ils donc bien faits pour ça
Ces petits enfants là ?

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27/11/2004

Hommage à Lewis Caroll

A Lewis Caroll






Sourire de chat:






Par un beau matin de Juillet
Un sourire de chat m'attendait
Au coin d'un arbre, d'une forêt.
« Elle est partie par là »
Me dit le chat
Qui me souriait obligeamment.
« Quel animal intéressant,
Comme il a l'air intelligent! »
Me dis-je, à la pensée émue
De voir ma fièvre ainsi connue.
« De ce pas m'en vais la chercher,
Voudriez vous m'accompagner?
Enfin, si vous voulez? »
« Néni » dit l'animal;
« Je vous comprend, c'est bien normal,
Mais foi de mathématicien,
Si vous empruntez ce chemin
Vous modifierez ses données,
Ce ne sera plus le même chemin,
Comment dés lors la retrouver?
Mais faites ce que vous voulez,
Ce sera sûrement intéressant. »
Dit le sourire, intelligent.

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26/11/2004

Lit de roses

Lit de roses



Je t'imagine couchée dedans un lit de roses
Leurs pétales nacrés te faisant comme un drap
Souriant les yeux fermés pendant que je dépose
Un baiser sur tes lèvres et te prends dans mes bras

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25/11/2004

J'ai traversé...

J'ai traversé...






J'ai traversé de noirs, de lourds orages de grèle
Que l'on voyait de loin unir la terre au ciel
Comme une masse intense toute semée d'éclairs
Où le vent qui soufflait, amenant le tonnerre
Chassait aussi les branches, les feuilles et les nuages.
Et je suis arrivé, après ce grand orage,
Qui avait nettoyé, du soleil, la lumière
Dans un pays d'herbages dont le coeur était vert
D'un vert tendre et fragile comme un premier printemps...





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22/11/2004

L'assassin et la petite fille

L'assassin et la petite fille



La petite fille pleurait
Et les gouttes de pluie
Qui tombaient sur ses cheveux
Coulaient le long de ses joues
Et se mêlaient à ses larmes.
L'assassin s'approcha d'elle,
Cachant ses mains derrière son dos.
Pourquoi pleures-tu petite fille ?
Demanda l'assassin.
Il pleut toujours
Pendant les vacances
Dit la petite fille,
C'est pas juste !
L'assassin sortit ses mains
De son dos.
Elles tenaient un grand couteau !
Le couteau à couper
Le brouillard !
L'assassin l'enfonça
Dans le ventre du nuage
Et la petite fille applaudit
En riant aux éclats !

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