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11/12/2004

JOE, le serial killer, de face et de profil

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L'homme de demain

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11:45 Publié dans Tableaux | Lien permanent | Commentaires (0)

10/12/2004

Catacombe

Catacombe:


J'ai découvert Paris
Depuis la nuit dernière.
Non Paris sans mystère
Qu'on connaît par ses rues
Mais celui sous la terre
Qui nous est inconnu.
Nous étions descendus
A Porte de Denfert
Par une sorte de puits
Qui menait vers l'enfer.
Il était pénétré
D'un escalier profond
Qui s'enfonçait en lui
Comme un colimaçon.
Nous avions débouché
Dans une galerie étroite
Nous dûmes courber la tête
Pour pouvoir avancer.
Le sol était couvert
D'une couche de glaise blanche
Qui avait pour tendance
De glisser sous le pied.
Nous marchâmes des heures
Mais sans aller nulle part
En croisant quantité
De ruelles et couloirs,
Répliques de la surface,
Couvrant plusieurs étages
Kilomètres de rues
Ne débouchant sur rien
Sinon de temps en temps
Le souvenir muré
D'une ancienne carrière
Ou un puits d'ossements
Éclatant d'abondance.
Me vint le souvenir
D'un livre de mon enfance
Où d'étranges « sous-terreux »
Pour voler le bétail
L'attrapaient par les pieds
Et l'attiraient sous terre.
Je les imaginais
Qui vivaient dans la pierre
Doués nécessairement
D'une autre dimension
Et je nous comparais
Nous qui pour avancer
En ce dense univers
Devions être des taupes
Esclaves de galeries,
Spaghettis de néant,
Qui ne nous permettaient
Pas d'être dans la pierre
Mais seulement d'y passer,
D'avancer au travers.
Et je me vis marcher
Dans Paris en surface
Aux immeubles fermés,
A leurs visages de glace
Qui m'offraient leur grisaille
Leur mort et leurs murailles.
Me vint le souvenir
D'étranges promenades
Où sur les grands boulevards
J'avançais propulsé
Par d'horribles terreurs.
Par peur de m'arrêter,
D'être dévisagé,
Je marchais pour marcher
Sans y prendre plaisir,
avec l'envie de fuir,
Comme un zombie des villes
Dont la vie, dont le monde
Sous un visage civil
Cache une catacombe.

17:30 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

07/12/2004

Mille soleils...

Mille soleils brûlants illuminent ton corps
Et la lune sensible vient s'y chauffer encore
Quand le matin timide pointe sur l'horizon
Et murmure mon poème en guise d'oraison

11:25 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)